AFRICA’NTI, est un programme de recherche du Centre d’étude d’Afrique noire (Unité mixte de recherche CNRS - Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux-France)
Le CEAN. est un centre de recherche, d’enseignement et de documentation qui regroupe une équipe permanente multidisciplinaire (politistes, sociologues, économistes, juristes, historiens, géographes), (20 chercheurs permanents et 13 associés) autour de l’analyse du politique en Afrique contemporaine et dans les pays des Suds. Les activités de recherche s’articulent autour des questions relatives au politique, à ses expressions et à ses productions en Afrique contemporaine, et plus globalement, dans les pays du Sud. L’approche est résolument comparative, croisant les différentes expériences présentes sur le continent avec celles des pays du Nord et d’autres pays en développement.
Les chercheurs et enseignants-chercheurs du CEAN contribuent significativement aux grands débats qui touchent à l’Afrique et à ses relations avec le reste du monde : processus de démocratisation, gouvernance et réformes institutionnelles, mondialisation et dynamiques locales, mobilisations identitaires (nationalisme, invention de la citoyenneté, ethnicité, dynamiques religieuses), conflits et sécurité collective, régionalisme, politiques de santé et de l’éducation, urbanisation et gouvernance locale, politique et NTIC .
Africa’nti , observatoire sur l’insertion des technologies de la communication en Afrique a été créé en 1998. L’objectif de ce programme est d’analyser comment s’insèrent dans les pratiques sociales et dans les territoires les moyens nouveaux d’information et de communication, (du téléphone à internet) et quel est leur impact. Il s’agit de suivre, à partir d’une analyse des politiques publiques, les grandes lignes de l’évolution des infrastructures et des équipements, de leur répartition spatiale et de leurs perspectives, dans le domaine des réseaux d’information et de communication qui permettent aux différents pays d’être reliés entre eux et de s’insérer dans "la "mondialisation". A ce bilan sur les systèmes techniques est associée une analyse des enjeux, des stratégies, des atouts et des risques pour différents types d’acteurs, de l’échelle internationale à l’échelle locale.
On part de l’hypothèse que les pays des Suds se caractérisent à la fois par une "modernisation paradoxale" (JF Bayart) liée à l’importance de l’économie "informelle", par une vitalité des réseaux sociaux nationaux et transnationaux et par une faiblesse de l’Etat. D’autre part, la dématérialisation et la mobilité (relative) de systèmes nouveaux comme le téléphone mobile et Internet peuvent être des atouts dans des territoires où le maillage par les réseaux physique est déficient. Dès lors se pose la question de la compatibilité des technologies de la communication avec un tel contexte et des formes d’appropriation possibles dans le tissu socio-territorial dans une phase de transition vers la privatisation des opérateurs de réseaux et des fournisseurs de service. Les objets nomades d’aujourd’hui et les satellites de télécommunication offrent déjà la possibilité d’être relié de n’importe où à n’importe qui à travers le monde à condition d’en avoir les moyens, elles comportent le risque d’un contournement du territoire de l’Etat et peuvent être compatibles avec des économies non contrôlées (telles que celles de l’ex Zaïre ou du Libéria). Ainsi, cette mobilité est à la fois source de promesses et de dangers pour la gestion des territoires et la gouvernance des sociétés. La question des relations entre la régulation des nouvelles technologies et l’équité socio-spatiale est fondamentale.
De l’analyse de l’insertion des réseaux dans les territoires à celle des usages dans la "société civile" trois grands programmes sont menés :
Programme transversal : maintien et animation d’un réseau de recherche et de ressources "AFRICA’NTI".
Des réseaux aux usages
Des usages aux appropriations
En observant au présent les modes d’implantation de ces technologies, on évalue les conditions de création de nouvelles inégalités sociales et spatiales plutôt qu’un service universel qui garantisse un accès aux individus en relation avec leurs besoins. Nous proposons un ensemble de travaux qui envisagent ces questions :
de manière interdisciplinaire (économie, géographie, sociologie, politologie, droit, sciences de l’information),
avec une démarche à plusieurs échelles, des stratégies internationales aux usages locaux et de deux points de vue, - la matérialité des outils et des réseaux (infrastructures de télécommunications, types d’équipements utilisés..) et sur les acteurs (les stratégies, les enjeux, les formes d’appropriation).
Ainsi, les travaux associent une approche sur l’offre d’équipements, le déploiement des réseaux et des outils lié aux politiques des différents intervenants, public, privé, ONG et une approche sur la demande ; les usages, les formes d’appropriation et les besoins dans différents secteurs.
L’équipe Africa’nti du CEAN est composée en 2009 de :
L’équipe de base du CEAN
Annie CHENEAU-LOQUAY, Géographe, CEAN (UMR IEP/CNRS), Directrice de recherche au CNRS, Responsable du programme
Comi TOULABOR, Politologue, Directeur de recherches à la fondation Nationale des sciences Politiques. CEAN.
Les chercheurs extérieurs au CEAN participants au programme
Annie LENOBLE-BART, Professeur, Sciences de l’information et de la communication, Bordeaux III.
Aurélie LABORDE Maître de conférence, Institut de sciences de l’infocom (ISIC Bordeaux III)
Les étudiants
En 2009- 2010
Martial Makanga BALA, Doctorant en géographie, Université de Bordeaux III.
Moda GUEYE, Doctorant en géographie, Université de Bordeaux III.
Ousmane Sary, Doctorant en géographie, Bordeaux III
Beatrice Traore, IEP, Master 2.
Font partie du réseau Africa’nti
des correspondants dans différent pays en dehors des participants des équipes du GDRI, en particulier au Mali avec Oumar Toure, Gestion, Maître de conférence à l’université de Bamako, Sylvestre Ouedraogo, Economiste, Maître de conférence à l’université de Ouagadougou, Moïse Moupou, Maître de conférence à l’université de Yaoudé.... Le réseau Africa’nti comprend aussi des membres en dehors du monde universitaire et de la recherche, des responsables politiques, des chefs d’entreprise, des membres d’ONG et d’organisations internationales.
CEAN (UMR CNRS-IEP) Maison des Suds, 12 Esplanade des Antilles - 33607 PESSAC CEDEX - a.cheneau.loquay@sciencespobordeaux.fr
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